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Et si nous pouvions surfer sans vagues ?
Vous connaissez cette frustration des surfeurs ? Les vagues n’arrivent jamais au bon moment. Pas de spot à proximité. Pas le temps. Pas les conditions.
Et si vous pouviez surfer sur terre ? Pas juste un skateboard qui ressemble à un surfboard. Non. Une vraie sensation de carving, de rail-to-rail, de liberté de mouvement totale.
C’est exactement ce qu’a pensé Frédéric Badino il y a deux ans. Et c’est devenu O’Board : un surfskate révolutionnaire avec un système breveté qui repense la glisse sur l’asphalte.
C’est l’histoire de cette invention et le portait de celui qui l’a imaginée.
Qui est Frédéric Badino ?

Frédéric Badino n’est pas un entrepreneur classique. À 48 ans, originaire de Martigues dans le sud de la France, il cumule deux univers : le monde de l’aéronautique où il travaille comme salarié, et sa vraie passion — les sports de glisse.
La côte méditerranéenne, c’est magnifique — mais pas idéal pour surfer. Les vagues sont imprévisibles, souvent trop petites, et les bonnes sessions ne sont jamais garanties. L’hiver, c’est mieux, mais l’été ? Oublie. Pas de swell, pas de vagues.
Voilà le défi de Frédéric : surfer dans le sud, ça veut dire attendre les bonnes conditions. Souvent longtemps.
“Je suis père de famille avec des enfants en bas âge,” explique-t-il avec cet accent chantant du sud. “Je suis technicien dans l’aéronautique. Et moi, j’aimerais bien surfer sans attendre les vacances sur la côte Atlantique.”
Mais il a aussi cette soif de comprendre les objets, de les améliorer, de les rendre plus efficaces et plus fun. Une soif qui allait bientôt le pousser à inventer quelque chose de révolutionnaire.
Surfeur de longue date, skateur passionné, Frédéric incarne ce profil atypique : celui qui innove en parallèle, sans structure lourde, avec juste de la persévérance et de la passion.
C’est dans cet esprit qu’il a commencé à développer O’Board.
La Genèse : Une idée simple, une exécution complexe
Il y a environ deux ans, au cœur de la communauté des sports de glisse, Frédéric a eu une vision claire : créer un home trainer pour le surfeur de vagues.
Le contexte ? Vivre sur la côte méditerranéenne c’est beau, mais pour les surfeurs, c’est une vraie frustration. Tu ne peux pas surfer tous les jours. Pas de vagues. Pas le temps. Pas le spot adapté. Et quand l’été arrive, les vagues disparaissent pendant des mois.
“Voilà, moi je voulais trouver une solution pour progresser en surf même quand la mer, elle veut rien savoir,” raconte Frédéric avec son accent typique du sud. “Une façon de garder les sensations du carving toute l’année, pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Qu’on l’utilise quand on veut, où on veut.”
Pas juste un surfskate classique. Quelque chose de complètement nouveau.
“L’idée, c’était de retrouver les vraies sensations du surf hors de l’eau,” poursuit-il. “Le carving, le pumping, cette liberté de mouvement — mais sur terre, sans limites mécaniques. Et c’est là que j’ai commencé à développer les prototypes.”
Le défi était énorme. Les surfskates existants avaient des limites : un verrouillage en tangage, des pivots limités, une mécanique compliquée qui demandait une technique spécifique (le fameux wiggle inefficace). Et surtout, ils ne donnaient jamais vraiment la sensation du carving en vague.
Frédéric a attaqué le problème autrement.
La roue centrale brevetée : L’innovation clé
Pendant des mois, il a itéré sur des prototypes. L’idée était d’inventer un système de roue centrale articulée qui traduirait chaque mouvement du corps en courbes fluides — exactement comme le ferait une vague.






Le résultat ? Un système breveté à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) qui offre :
- Zéro blocage en tangage — tu penches comme tu veux
- Pivots illimités — tu tournes sans limite
- Aucun verrouillage mécanique — juste du pur carving
- Le même dynamisme qu’un surfskate classique — avec la sensation d’une vraie vague
“T’as vu les premiers tests, ça a été dingue,” se souvient Frédéric, un sourire aux lèvres. “Je me suis dit tout de suite : voilà, on tient quelque chose. C’est pas un gadget, c’est du sérieux, ça. Les sensations, elles étaient là.”
Les premiers retours du marché : Très positifs
À partir de juillet 2024, Frédéric a commencé à présenter O’Board à des acteurs majeurs de l’industrie. Toujours sous contrats de confidentialité, bien sûr.
Les réactions ont été enthousiastes.
Deux contacts de premier plan se sont montrés particulièrement intéressés :
- Une grande marque internationale (Quiksilver) — impressionnée par l’innovation
- Un distributeur européen basé sur la côte basque — voyant le potentiel commercial immédiat
“Ils m’ont tous dit la même chose, tu vois : c’est pas un surfskate, c’est une nouvelle discipline,” raconte Frédéric, satisfait. “C’était justement mon objectif. Moi, je voulais créer quelque chose de nouveau, pas juste une copie améliorée. Et là, ça s’est confirmé.”
Du projet solo à l’aventure d’équipe
Ici, Frédéric a pris une décision importante.
Depuis juillet 2024, il s’est entouré d’investisseurs qui l’accompagnent pour se professionnaliser. L’objectif : développer une vraie structure, créer une société en France et aux USA.
Ce n’est plus un garage startup. C’est un projet qui se structure.
Les besoins actuels sont clairs :
- Aides financières pour l’industrialisation
- Extension du brevet en Europe et USA
- Lancement market coordonné
- Création d’une vraie structure entrepreneuriale
Ce qui rend O’Board unique : Trois piliers
1. Innovation de rupture
O’Board n’améliore pas le surfskate. Il le réinvente.
La roue centrale brevetée transforme chaque mouvement du corps en carving fluide — exactement comme le ferait une vague. Aucun autre surfskate sur le marché ne propose ça.
2. Accessibilité + Performance
- Coût de revient optimisé : environ 100 € TTC/unité (pour 200 pièces)
- Prix public estimé : 229-249 € TTC
- Fabrication simple : peu de pièces, faible technicité, trucks allégés
- Accessible à tous : du débutant au rider expert
3. Gamme de montages au choix
O’Board propose trois configurations :
- Easy : montée sur le dessus du plateau (position basse, pour débutants)
- Intermédiaire : montage usine standard (pour tous les niveaux)
- Expert : montée sous le plateau (surélevée, pour wheelings et sensations extrêmes)
Une seule planche. Trois façons de rider. C’est intelligent.
Le marché : Parfait moment, bon timing
Le surfskate se démocratise fortement. Les praticiens recherchent de la nouveauté et de l’accessibilité.
O’Board arrive à un moment clé.
Les cibles potentielles sont vastes :
- Surfeurs — pour progresser hors de l’eau
- Skateurs et surfskateurs — pour découvrir le carving fluide
- Riders snow, foil, kite — pour pratiquer partout, toute l’année
- Familles — sport accessible, fun, sans danger
Les terrains de jeu sont partout : skate parks, pumptracks, wave banks, descentes, pistes cyclables, bord de mer.
Projection de Frédéric : 200 → 500 → 1000 unités d’ici à la 3ᵉ année. Lancement progressif, sans prise de risque excessive.
La passion comme moteur
Ce qui frappe en écoutant Frédéric, c’est que ce n’est pas une affaire. C’est une mission.
“Moi, je veux partager une nouvelle glisse fun, accessible et innovante,” dit-il simplement, avec l’authenticité de quelqu’un du sud. “Quelque chose qui vient de la passion d’un ancien skater et surfer. Pas besoin de chercher loin, c’est là, dans les sensations.”
Sa vision ? Créer une communauté de riders autour d’une nouvelle discipline, en restant fidèle aux valeurs fondamentales :
- Fun — sans prise de tête
- Liberté — pas de limites
- Partage — une vraie communauté
À propos de l’auteur
Marc Teulet
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